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Marie France Caron
inactif depuis 30 jours;

60 ans j’aime la photo et souhaite me perfectionner... en bonne compagnie.


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© Copyright Marie France Caron - Reproduction interdite sans l'accord du photographe -

Photo postée le : 04/08/2017
Photo vue : 159 fois.
Moyenne originalité: 9/10
Moyenne qualité technique: 9.5/10
Moyenne qualité artistique: 9/10
Moyenne générale: 8.83/10

fête du Babau

Rivesaltes


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Commentaires des internautes

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Posté le 04/08/2017 par Franck TELLOSA

Grand gourou !
Originalité: 9/10
Qualité Technique: 9/10
Qualité Artistique: 9/10

Bravo Marie France c'est pas mal

La légende du BABAU

 

 

 

Plongeons nous dans ce contexte médiéval….

 

 

 

1290 – Le Roussillon vit des instants paisibles sous le règne du pacifique Jaume II de Majorque.

 

Mais une nuit, la nuit du 2 au 3 février 1290, les rivesaltais vont vivre un événement si peut croyable…mais pourtant…

 

Il fait un froid glacial cette nuit-là, cette nuit sans lune mais étoilée. La ville est endormie, paisible à l’abri de ses remparts dont les portes ont été fermées à clé. La sérénité présente en ces lieux et à cette époque-là font que la garde de la ville a été radoucie depuis plusieurs mois : il n’y a plus de veilleurs aux tours. Seul Fardoli le Sereno, comme à l’accoutumée, arpente les rues étroites de la ville. Avec la ponctualité qui lui est connue, il annonce de sa voix mélodieuse l’heure et le temps, le tout rythmé par son pas lent. Il n’est donc guère plus de 3 heures ¼ du matin lorsqu’un énorme vacarme se fait entendre, là, tout près du four. Les voisins sont réveillés par ce que l’on pourrait prendre pour un tremblement de terre.

 

Un énorme bruit de pierres qui éclatent, projetées, similaire à une maison que l’on serait en train de détruire, même pire que cela. Et puis, des cris d’enfants étouffés viennent surprendre, des pleurs qui s’entremêlent … et un énorme hurlement rauque vient ponctuer la scène … un nouveau tintamarre de bruit de pierres qui roulent…et là … plus rien, le silence, un silence pesant, un silence de mort. Mais que s’est-il- passé ?

 

Le constat est dramatique. Six bébés et enfants ont disparu. Leurs parents hurlent, pleurent leur douleur. Le tocsin est sonné. Bientôt « tout Rivesaltes » est réveillé et rejoint le quartier. On se rassemble, on se croise, on échange dans les ruelles, cherchant désespérément à comprendre.

 

Oui, on dirait bien qu’une bête énorme s’est introduite dans la ville, a traversé les remparts. Un monstre sanguinaire, avide de chair tendre, les dents acérées qui s’est emparé de nos pauvres enfants, les arrachant à leur sommeil et les emportant probablement dans son antre pour en faire son repas.

 

Il n’y a pas de doute, ce monstre s’est frayé son chemin au niveau du « forat del Forn », le trou du four. Ce dernier, proche du four paroissial, servait à jeter à la rivière (l’Agly) les cendres, les ordures, les bêtes crevées…

 

Profitant de cette fine brèche, le monstre aura élargi le passage, traversant ainsi le mur de pierres : l’accès à la ville endormie est chose accomplie !

 

La population est totalement bouleversée, abasourdie. Les mots ne sont pas assez forts pour traduire cet accablement.

 

La procession de la Saint Blaise qui devait avoir lieu le 3 février est reportée, le Père doyen préférant que soit célébrer une cérémonie de prières pour rendre hommage aux malheureuses victimes disparues si atrocement et si brutalement.

 

Le trou a été rebouché mais malgré cela, durant les deux nuits suivantes, le monstre réitère ses violences d’une même ampleur que la première fois.

 

Les rivesaltais sont affolés. Nul ne peut prétendre faire face à cette situation. La peur, la consternation sont à leur comble.

 

Le Batlle (le Maire) décide en urgence de réaffecter des veilleurs au poste de surveillance des sept tours de la ville, prenant soin de les armer jusqu’aux dents ! Arbalètes, lances, grandes quantités de flèches, de l’huile bouillante, des provisions de pierres…

 

La nuit suivante, l’Agly, cours d’eau habituellement si calme, se met à frémir, puis à onduler et enfin à bouillonner. Des bruits assourdissants retentissent. L’animal est là, bien présent, il vient de sortir de l’eau et chacun de ses pas soulève une quantité d’eau phénoménale ce qui engendre un bruit impressionnant. Ceux qui ont vu la bête à ce moment-là en font la même description : 80 à 100 pams de long (c’est-à-dire entre 6 mètres et 7,5 mètres) (1 paume = 7,5cm). Un impressionnant monstre marin : un mélange de dragon et d’iguane préhistorique, avec de gros yeux ronds brillants, une puissante mâchoire laissant paraître de grands crocs bien pointus, des griffes pires que des lames. Son corps est recouvert d’une épaisse couche d’écailles empêchant ainsi les flèches de perforer l’animal.

 

Lorsque le Batlle demande à l’un des veilleurs de lui donner description de la bête, l’homme répond tout en bégayant, saisi par la frayeur : « Vavau » … « il a…il a ».

 

Ce semblant de phrase va graver les mémoires et donne le nom à la « bête » le Babau !

 

 

 

Un homme se présente auprès du Batlle. Il s’agit du seigneur des Fraisses et Périllos, Galdric Trencavent. Il explique très simplement pouvoir contribuer à exterminer l’animal. Le maire est ravi de cette annonce car Galdric, fort bel homme robuste, de grande taille et musclé, est connu pour sa force physique mais également réputé pour être un excellent arbalétrier. On dit même de lui qu’il fait trembler les sangliers des alentours !

 

Le Maire organise une réunion en présence de deux consuls, des conseillers, mais aussi, bien évidemment, de Galdric. Un stratagème va être élaboré pour en venir à bout de la bête, et dès le lendemain, ce dernier est appliqué. Des hommes retirent les pierres qui obstruent le « forat del forn » et attache non loin de là, à environ 40 pams, un jeune porc. Voilà donc un bel appât préparé. La patience porte ses fruits puisque la 4ème nuit, l’Agly se manifeste laissant paraître un bouillonnement. Les veilleurs des tours de la ville entendent ce bruit et Galdric est informé de cela. Il vient rapidement se positionner vers l’appât.

 

L’animal est bel et bien de retour. Le bruit qu’il fait lorsque son énorme carapace se frotte aux murs de la ville ne peut pas passer inaperçu. Tout à coup, l’animal passe la tête au travers du forat del forn, puis tout le corps suit avec une rapidité impensable. L’animal se jette sur le pourceau qui lance un cri strident. Galdric en un geste éclair envoie une flèche dans la gueule béante du monstre sanguinaire. Cette flèche ne sera pas suffisante pour en venir à bout de l’animal, mais celui-ci entre dans une colère et plus que dérangé par la flèche tente de la retirer en secouant fortement sa tête. Les veilleurs positionnés à la tour voisine assistent, impuissants, à la scène.

 

L’animal s’en retourne.

 

Quelques temps plus tard, une bien étrange découverte est faite. Non loin de là, à Ortolanes, un monstre vient d’être retrouvé. Au vue de son état, le constat est fait. Cet animal a échoué là, mort de fatigue. Les rivesaltais apprennent la nouvelle.

 

Le Maire se rend sur place accompagné, bien évidemment, de Galdric et ceux des veilleurs qui avaient le mieux vu le monstre. Oui, ils le reconnaissent, et ils sont formels pour avoir lutté contre lui, ça ne s’oublie pas. L’animal, le Babau puisque tel est son nom, est mort suite aux blessures.

 

Pour que tout un chacun n’oublie jamais le mal fait par l’animal, 3 côtes ont été ramenées et déposées respectivement à l’église Sainte Marie (Rivesaltes), à la chapelle Saint André (Rivesaltes), et la dernière offerte par les rivesaltais à Galdric Trencavent. Pour le remercier de son héroïsme, le féliciter de sa bravoure et immortaliser à jamais cet instant, cette côte lui a été offerte durant une cérémonie. Pour chant d’entrée, un te deum solennel majestueux est entonné en l’église Sainte Marie.

 

Ajouté à cela, se sont succédés processions, danses et festin. Le Babau ne nous embêtera plus jamais… il est réellement mort.

 

Bien que tant de siècles se soient écoulés, une des 3 côtes est toujours visible par quiconque entrant dans Rivesaltes. Elle est précieusement et fièrement exposée à l’office municipal d’animation et de tourisme de Rivesaltes.

 

 

 

La victoire de Galdric sur le Babau continue d’être commémorée. Tous les ans, au début du mois d’août, une grande fête à connotation médiévale a lieu.

 

Pour l’occasion, une partie de la ville ancienne revêt une apparence médiévale. Des stands d’artisanats, deux cavalcades, des spectacles, des jeux, des stands d’artisanat… attendent petits et grands !

 

 

 

Posté le 05/08/2017 par Nicolas

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Originalité: 9/10
Qualité Technique: 10/10
Qualité Artistique: 9/10

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